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Enfin un article sur ce sujet crucial du patrimoine minier. On ne peut que soutenir la demande des minéralogistes du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris de pouvoir prélever légalement des échantillons avant la mise en sécurité des anciennes mines, chose qui devrait aller de soi au nom tant de la progression de la science et des connaissances.

On remarquera la mauvaise foi de certains archéologues miniers qui veulent garder le contrôle total sur la mise en sécurité de ces mines en invoquant comme justification de l'impossibilité légale de prélèvement de minéraux par les minéralogistes du Muséum leur manque de qualifications en spéléologie. Cette justification fait déjà s'esclaffer toute personne connaissant le domaine, car les mêmes archéologues miniers ont fait et font appel à des spéléologues pour leurs recherches.....

On regrettera cependant que ne soit pas évoqué le fait qu'il y a également un aspect historique (voir notre dossier sur la mise en sécurité). Nous demandons pour notre part que soit effectuée une véritable étude archéologique, minéralogique, historique, sociologique et de potentiel touristique avant toute mise en sécurité. Nous demandons également à ce que les mises en sécurité effectuées soient le plus possible des mises en sécurité non destructrices, préservant l'avenir, alors qu'à l'heure actuelle, il y a destruction de la totalité ou de la quasi totalité des entrées de galerie, rendant ainsi impossible d'une part toute étude future, mais aussi toute utilisation touristique future.

En ce qui concerne la mine de la Gardette, alors que son potentiel touristique, après étude archéologique, historique, gîtologique, est évident, on peut légitimement se demander pourquoi une destruction quasi totale des entrées et des ruines d'un bâtiment a été acceptée par les experts archéologues en charge du dossier. Le fait que l'un d'eux exploite de manière touristique un site minier à 80kms de là peut faire douter de son objectivité : y-a-t-il volonté d'éviter une concurrence sur le plan des aides et subventions ?.....

On retrouve également les piques habituelles provenant sans doute des archéologues (cf le site Ermina) sur le pseudo "pillage" des minéraux, auxquelles se sont ajoutées d'autres piques sur le caractère désordonné de la collecte des minéraux. On peut remarquer que les fouilles archéologiques étaient il n'y a pas si  longtemps très peu évoluées (au début du siècle recherche uniquement d'objets spectaculaires, et aucune étude sur les pollens, plantes, etc.. jusqu'à très récemment) et qu'une partie importante de la recherche minéralogique et historique et des découvertes est effectuée actuellement par les minéralogistes amateurs, avec l'aide de quelques scientifiques, en particulier ceux du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris. Il faut également remarquer que parmi ces minéralogistes amateurs, il en existe de nombreux qui sont à un niveau de recherche universitaire, soit en histoire minière, soit en minéralogie (ou les deux...). On peut même estimer que ce nombre est très nettement supérieur à celui des archéologues miniers...